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Belgique : un durcissement des conditions pour les crédits en 2020

La BNB, à travers son communiqué, a fait part de ses inquiétudes quant à une potentielle instabilité du marché immobilier en Belgique. Elle reproche notamment aux banques et établissements de crédit un certain laxisme qui, à terme, pourrait générer une crise immobilière. Elle a alors émis de nouvelles dispositions tendant à mieux réguler le crédit, plus particulièrement le crédit hypothécaire.

Des mesures restrictives s’imposent

Les statistiques entre les mains de la banque nationale démontrent une hausse importante de l’endettement des ménages sur les dix dernières années. Le volume de crédit hypothécaire a en effet énormément progressé, tout comme le taux d’endettement des emprunteurs. En tant que principale institution de régulation du crédit aux particuliers, la BNB veut éviter un endettement excessif, voire un surendettement. L’organisme estime qu’une restriction s’impose afin de garder un équilibre financier dans l’endettement des ménages belges. D’autre part, l’augmentation significative des prêts peuvent générer une hausse importante du prix de l’immobilier, installant ainsi progressivement une certaine forme de crise immobilière.

L’essentiel de la nouvelle règlementation

Les nouvelles règles imposent de nouveaux seuils de financement concernant le crédit hypothécaire. Pour les prêts hypothécaires destinés à acquérir un logement, les banques doivent limiter leur financement à moins de 90% de la valeur du bien. Pour les investissements locatifs, les banques doivent limiter leur financement à 80%. Ces nouvelles mesures tendent essentiellement à maintenir un seuil tolérable d’endettement chez les emprunteurs belges.

Des exceptions restent possibles

La BNB réserve néanmoins une certaine marge aux banques et établissements de crédit. Ces derniers peuvent notamment offrir un financement à plus de 90% pour une acquisition personnelle dans la limite de 35% du total du volume des prêts. Cette mesure concerne principalement les primo-accédant qui ne disposent pas forcément d’un apport personnel. Pour les investissements locatifs, les prêteurs peuvent fournir un financement supérieur à 80% dans la limite de 10% du volume total des prêts.

Des mesures bien accueillies par les banques

Les principales concernées, c’est-à-dire les banques qui prêtent, se plient volontiers aux nouvelles règles établies. Elles estiment en effet que la marge qui leur est laissée est suffisante pour leur laisser la liberté nécessaire d’opérer. Toutefois, la fédération du secteur financier remarque que jusqu’à présent, les professionnels du crédit adoptent une politique de crédit saine. En effet, les défauts de paiement pour les crédits hypothécaires restent marginaux puisqu’ils représentent à peine 1% du volume total des prêts accordés. Si les nouvelles mesures sont de ce fait bien accueillies, leur portée ne sera pas très importante. Quoi qu’il en soit, les nouvelles règles sont là pour fixer des limites et éviter ainsi tout risque futur.