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Est-il toujours intéressant de renégocier son crédit hypothécaire ?

Mais, cette opération n’est pas forcément une opportunité d’économiser de l’argent, au contraire, il faut tenir compte des frais de renégociation liés à l’emprunt, très élevés.
Il faut donc être très attentif au montant de ces frais et vérifier que la transaction est rentable avant de s’engager.
Toutefois, si votre volonté est de faire respirer votre budget mensuel en diminuant le montant de la mensualité et en allongeant la durée de l’emprunt, au risque de payer plus cher, ça vaut la peine de s’informer auprès de spécialistes de la question.

On paie 13 fois plus de frais en Belgique par rapport à la moyenne européenne !

En cause : la lourdeur des frais d’actes. Ces frais sont tels que si la différence de taux n’atteint pas au moins 1 point, le consommateur n’a bien souvent pas d’avantage de racheter son prêt hypothécaire.

Et vu le niveau des taux actuels, cette différence est pratiquement impossible à atteindre.

La moyenne européenne des frais de rachat s’élève à 500 euros, en Grande-Bretagne il n’y a même pas de frais.

Si vous refinancez votre emprunt auprès du même prêteur vous ne pouvez même pas échapper aux frais d’actes, la fidélité ne paie donc pas non plus !

Ces frais qui nous coûtent tant !

Mais qu’est-ce qui coûte si cher dans la renégociation de prêt hypothécaire puisque ces frais ont déjà été payés ?

Eh bien, c’est comme si vous recommenciez tout à zéro et que vous empruntiez pour la première fois !

Il y a tout d’abord les frais d’acte (nouveau crédit, nouvel acte), les droits d’enregistrement fixés par l’Etat belge, les frais administratifs, la taxe fédérale, les honoraires du notaire (non plafonnés), les frais d’hypothèque et enfin la TVA.

La facture s’élève à plusieurs milliers d’euros !

Il faut donc bien comparer le coût total de l’ancien prêt avec le coût du nouveau si on tient à être gagnant.

Test-Achats propose plusieurs solutions

L’association de consommateurs Test-Achats s’est intéressée au problème et avance plusieurs possibilités de changement afin d’améliorer le futur du consommateur belge :

Fixer un plafond pour les honoraires de notaire afin de laisser jouer la concurrence comme aux Pays-Bas.

L’instauration du « prêt cautionné » : l’enregistrement de l’hypothèque est effectué par une société privée, celle-ci se porte garante en cas de défaut de paiement de l’emprunteur.

L’hypothèque portable : en cas de refinancement et donc de changement de taux, l’hypothèque est transférée (le taux reste le même) et le nouveau solde est calculé en utilisant le taux actuel. En Allemagne cette solution est déjà utilisée et ne coûte que 500 euros.

Le consommateur belge est un habitué du trop payé, espérons qu’un jour il arrive à inverser la tendance ou du moins à ne plus accéder au podium dans ce domaine.